Santé et bonheur au travail : tous responsables

Productivité, présentéisme, engagement ou encore créativité. Dans un contexte où la crise sanitaire et le télétravail ont profondément modifié l’organisation du travail, la question de la santé et du bonheur au travail est plus que jamais présente dans les discussions sur la vie professionnelle, et le rôle de l’employeur à ce sujet. En 2020, 82 % des Français s’accordent à dire que l’entreprise est responsable du bonheur de ses collaborateurs (sondage IFOP)*. Cependant, l’employeur est-il le seul à pouvoir y contribuer ?

Entreprise, managers et employés : à vous de jouer !
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Isolement, difficile conciliation entre vie privée et vie professionnelle, difficultés d’adaptations aux conditions de télétravail, stress, inquiétude quant à l’avenir… La dernière étude GoodHabitz x Féfaur démontre l’impact non négligeable de la pandémie et du télétravail sur le bien-être des collaborateurs et leur santé aussi bien physique que mentale. Outre son coût moyen annuel par salarié et par an qui s’élève à 14 310 € en 2020, le mal-être au travail prive l’entreprise — et ses collaborateurs — des nombreux bienfaits du bonheur au travail.

Selon une étude réalisée par le MIT et Harvard, « des salariés heureux permettraient de diviser par 6 l’absentéisme, par 2 les maladies, d’augmenter la productivité de 31 %, la créativité de 55 % et enfin, de multiplier par 9 la loyauté des salariés. » Mais qu’est-ce que la santé et le bonheur au travail ? Et qui en détient la responsabilité ?

1. Le bonheur au travail : un état d’esprit avant tout

La santé et le bien-être au travail sont au cœur des préoccupations. Espaces de détente, activités de teambuilding, swiss ball ou encore Chief Happiness Officer : les initiatives pour les promouvoir ne cessent de fleurir. Cependant, le bonheur au travail est un concept complexe et il serait réducteur de le limiter aux seules actions mises en place par l’entreprise.

Qu’est-ce que le bien-être au travail ? Le bien-être au travail est avant tout un état d’esprit, qui se caractérise par « une harmonie satisfaisante entre d’un côté les aptitudes, les besoins et les aspirations du travailleur et de l’autre les contraintes et les possibilités du milieu de travail ». Il englobe donc aussi bien des facteurs physiques (tels que l’ergonomie de l’espace de travail) que des facteurs émotionnels (tels que le sentiment de satisfaction, la confiance ou le plaisir).

Cette définition de l’OMS fait ressortir la subjectivité inhérente au concept de « bonheur au travail », qui est une notion très personnelle. Chacun a sa propre idée du bonheur, tout comme chacun à ses propres besoins et aspirations. Cela veut-il dire que le bonheur n’a pas sa place au travail ? Pas du tout. Cependant, même si l’employeur a un rôle à jouer — notamment d’un point de vue légal —, l’employé et le manager aussi.

2. Une responsabilité partagée

Entreprise, employés, managers : tout le monde a sa part de responsabilité ! La santé et le bonheur au travail est à la fois une initiative organisationnelle prise par l’employeur et le service RH, qu’au niveau des équipes par les managers, qu’une démarche personnelle et individuelle des collaborateurs. Quel est le rôle de chacun ?

• La responsabilité de l'entreprise

Assurer le bien-être de ses collaborateurs est une obligation légale. Selon l’article L4121-1 du Code du travail : « L’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. »

De multiples leviers permettent à l’entreprise et en particulier au service des ressources humaines de favoriser le bonheur au travail. Et cela commence dès l’entretien de recrutement, au cours duquel il est primordial de s’assurer que le candidat dispose à la fois des compétences nécessaires, mais aussi des valeurs, de l’état d’esprit qui correspond à la culture de l’entreprise.

À côté de cela, différentes initiatives peuvent être mises en place pour créer un environnement de travail sain et où il fait bon travailler. Formation continue, programmes de santé physique et morale, communication interne… Pour en savoir plus, découvrez nos 6 conseils pour promouvoir le bonheur au travail en 2021.

De plus, dans le contexte actuel, entre distanciation sociale et avancée technologique — qui nous éloigne parfois plus qu’elle nous rapproche —, le sentiment d’isolement grandit chez les collaborateurs et impacte grandement leur santé et leur bien-être. Dans son rapport sur la façon dont les entreprises peuvent préparer les collaborateurs de demain, PWC souligne le rôle important que joue l’employeur dans la création et le maintien de liens sociaux pour renforcer la capacité de résilience de ses collaborateurs.

Il en va de même pour l’autonomie que vous accordez à vos collaborateurs. Saviez-vous que le sentiment d’impuissance au travail peut entraîner un mal-être, nuire à la motivation et à la créativité ? PWC souligne l’importance d’évoluer vers une culture d’entreprise plus autonome et plus responsabilisante pour renforcer le bien-être employés, la productivité, la satisfaction au travail et l’engagement.

• La responsabilité de l'employé

Cependant, l’entreprise n’est pas la seule responsable du bonheur au travail ! Le collaborateur a un rôle à jouer dans sa quête du bonheur. Comme vu précédemment, le bonheur est une attitude personnelle. Pour s’épanouir au travail, l’employé doit donc avant tout apprendre à mieux se connaître et se questionner : Est-ce que mes tâches sont suffisamment stimulantes ? Ou au contraire, sont-elles source d’anxiété ? Est-ce que je prends du plaisir à travail ? Est-ce que ma relation avec mon travail est saine ? Quelles compétences dois-je développer ? Sans ce travail préalable d’introspection, le collaborateur ne peut être en mesure de savoir ce qui le rend heureux. Et ce travail vaut aussi bien au niveau personnel et professionnel.

Une fois que le collaborateur est au clair sur ses aspirations et besoins (le GoodScan est ici très utile pour y parvenir), c’est à lui de s’investir dans son propre développement personnel. En effet, même si l’employeur joue un rôle clé de mise à disposition des formations, seule une initiative volontaire et spontanée de l’employé portera ses fruits.

Quant au plaisir au travail, même si l’entreprise l’alimente, elle vient en grande partie des collaborateurs. Seul l’employé peut décider de saisir l’autonomie offerte par l’entreprise, de suivre assidument une formation proposée, de se rendre au travail en souriant le matin, d’être plus optimiste ou encore de prendre soin de sa santé en prenant des pauses régulièrement, en mangeant sainement et en pratiquant une activité physique régulière. L’employé se doit d’être acteur de son propre bonheur au travail.

• La responsabilité du manager

Et le manager dans tout ça ? Qu’il s’agisse de détecter les signes de faiblesses ou de faire preuve de reconnaissance, d’écoute et d’entraide, le manager est un maillon essentiel du bonheur au travail. En plus des efforts mis en place par l’entreprise et le collaborateur, le manager doit s’assurer du sentiment d’affiliation et de l’esprit d’équipe, s’investir dans le développement personnel de ses collaborateurs et adopter un leadership transformationnel pour susciter l’engagement, l’esprit d’équipe et le bien-être de ses collaborateurs au travail. Téléchargez notre check-list « Leadership à distance » pour aider vos managers à développer les compétences nécessaires pour être les leaders de demain et les encourager à être un moteur interne de l’épanouissement aussi bien personnel que professionnel de leurs coéquipiers.

Concernant les sujets de la santé et du bonheur au travail, le maître mot est coresponsabilité. Chacun, à son niveau, apporte sa pierre à l’édifice. Et tout le monde a à y gagner : environnement de travail sain, épanouissement, marque employeur renforcée, productivité, créativité ou encore plaisir au travail. Ensemble, entreprise, équipes et collaborateurs ont tout pour être heureux.

*Sondage IFOP

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